Jeudi 24 février 2011
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Thom Browne, un univers plus qu’un nom, une griffe, un style qui s’impose jour après jour.
Pour sa collection Spring/Summer 2011, le styliste mise une fois encore sur le côté spectaculaire ( il transplante sa collection dans
les années 60, à l'époque de la mission spatiale Apollo 11) une collection qui tout de suite instaure un climat, un esprit qui depuis Moncler jusqu’à son propre label reste facilement
identifiable, tant par le choc des motifs, l’esprit décalé et les coupes travaillés.
Cette saison encore, l’esprit croisière est de mise. Les stations balnéaires et les sports d'hiver mis à la mode par les Anglais
restent les principale sources d’inspiration du styliste, qui comme ses précédents confrère adapte ses vêtements aux occupations les plus courantes d’une classe supérieur exigeante.
Les vestes sont un parfait hommage au style continental mis à la mode par les tailleurs Italiens et adoptés par les Anglo-Saxons, à
savoir des coupes cintrées et des manches courtes. Ces dernières se portent avec des bermudas et sont pour la plupart d’entre elles accompagnés de motifs originaux ou de rayures. On note aussi la
présence de blazer à liseré blanc et de cravates clubs plus sobre destinés aux soirées.
Pour un côté plus casual, certaines vestes en jersey se portent avec des polos confortables. On apprécie aussi les grandes
chaussettes portés dans des Saddles.
Le choc des motifs (rayures horizontales rayures verticales…) est mis en avant, les accessoires tiennent une place importante (nœud
papillons, cravates, pochettes…) et les complets marrons ou gris rappellent la série Mad Men.
Ce qui fait l’originalité de cette collection en plus des pièces les plus extravagantes, c’est cette capacité à rendre des tenues
plus sobre qui pourraient être même presque banales, originales grâce à des détails pertinents des coupes inimitables qui façonnent une silhouettes aux inspirations multiple. Bien que le
spectacle se situe dans les années 60, il reste intemporel, peut être parce qu’il n’est pas trop « branché ». Tout un art en soit, le plus dur des objectif.